Les voitures récentes enregistrent en continu des données sur leur fonctionnement et leur usage. À partir de septembre 2026, le Data Act européen imposera que les voitures neuves donnent à leur conducteur un accès direct à ces données et lui permettent de les partager avec le réparateur de son choix. L'Ifop a interrogé pour Auto Platinium 1 000 conducteurs sur ce qu'ils savent de cette collecte, ce qu'ils accepteraient d'en partager et avec qui.
Le sondage a mesuré trois niveaux de connaissance : l'existence de la collecte de données par les véhicules récents, le cadre européen qui va ouvrir l'accès à ces données à partir de septembre 2026, et la valeur de preuve que ces données peuvent prendre en cas d'accident. La collecte est connue dans son principe, ses règles et ses conséquences beaucoup moins.
Les conducteurs ont indiqué quelles données ils accepteraient que leur voiture collecte, si cela leur était clairement expliqué et qu'ils pouvaient donner leur accord. Plusieurs réponses étaient possibles.
La donnée technique passe. La donnée de comportement bloque. L'écart entre les alertes de panne et les trajets effectués atteint 50 points.
Part des conducteurs favorables à chaque mesure d'encadrement. Les deux mesures d'information — savoir à qui les données sont transmises et être informé de ce qui est collecté — rassemblent plus de neuf conducteurs sur dix, davantage que les mesures de contrôle technique de la collecte.
Transmission des données à d'autres entreprises, selon la finalité. L'acceptation dépend de l'usage : elle est majoritaire pour la recherche et la sécurité routière, minoritaire dès que la finalité devient commerciale.
Derrière les moyennes, l'âge, le territoire et le niveau d'information dessinent des profils très contrastés. Les plus jeunes sont mieux informés mais plus enclins à monnayer leurs données ; les plus sensibilisés acceptent davantage… sans renoncer au contrôle.